Choblab http://www.choblab.com // tendances digitales // Wed, 18 Jan 2017 12:22:12 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.1 http://www.choblab.com/wp-content/uploads/2016/07/cropped-logo-carre-400.pngChoblabhttp://www.choblab.com 32 32 Management : s’engager pour engagerhttp://www.choblab.com/gestion-projets/management-sengager-pour-engager-11964.html http://www.choblab.com/gestion-projets/management-sengager-pour-engager-11964.html#respond Tue, 17 Jan 2017 13:23:20 +0000 http://www.choblab.com/?p=11964 Management : s’engager pour engager

Au cours d’un déjeuner, un collègue critiquait ainsi son supérieur hiérarchique et résumait ainsi son principal reproche : Il ne m’a jamais rien appris. Le savoir serait-il la composante essentielle du management ? La majorité des managers et de leurs collaborateurs vous répondront oui. J’ai besoin que mon manager me transmette des savoir-faire, ses connaissances. Certains managers […]

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Management : s’engager pour engager

Au cours d’un déjeuner, un collègue critiquait ainsi son supérieur hiérarchique et résumait ainsi son principal reproche :

Il ne m’a jamais rien appris.

Le savoir serait-il la composante essentielle du management ?

La majorité des managers et de leurs collaborateurs vous répondront oui. J’ai besoin que mon manager me transmette des savoir-faire, ses connaissances. Certains managers n’hésitent pas à affirmer qu’ils font du management par la compétence. Le fait d’être des « sachants » devrait leur conférer une autorité spontanée, voire une supériorité qui justifie leur position… hiérarchique. Le manager serait le supérieur hiérarchique parce qu’il serait supérieur en termes de savoirs et de savoir-faire.

Sans un hasard de la vie, j’aurais également cette opinion.

Quand vos connaissances et expertises ne servent à rien

Il m’est arrivé de prendre mes fonctions dans le contexte suivant :

  • secteur d’activité : inconnu, expérience 0.
  • équipe : inconnue.
  • métier de base de l’équipe en place : création graphique. A l’époque, mes connaissances étaient superficielles et mon savoir-faire technique nul. C’est toujours le cas, je suis bien incapable de détecter un calque mal positionné sur Photoshop.
  • expérience du management et du recrutement : quasi-nulle.

Mon défi : manager deux graphistes et recruter deux personnes pour la communication digitale.

Mes atouts : un peu de méthodologie et une expertise digitale qui ne m’est utile que pour la moitié de l’équipe.

Avouez qu’il y a des situations plus confortables, non ?

Manager, c’est s’engager pour son équipe

Quand l’engagement reste presque votre seul atout de manager, votre seule option est de vous engager à fond. Je me suis progressivement instauré les règles de fonctionnement suivantes

1. Prendre systématiquement le parti de mon équipe

Si leur travail est critiqué en public, je plaide en leur faveur et je défends leur production. Il peut arriver que les critiques soient justifiées. Dans ce cas, je fais un point avec l’équipe sans témoins. On analyse le problème et on trouve des solutions.

Je suis l’interlocuteur des autres services en cas de problème. Je ne laisse jamais l’équipe seule face à un service demandeur si un conflit apparaît.

Toutes les sollicitations et les briefs passent par moi et je négocie les délais.

2. Prendre soin de l’équipe

Je veille à ce que leur environnement de travail soit suffisamment confortable pour travailler dans de bonnes conditions. Je m’assure qu’ils disposent du matériel et des logiciels adaptés.

Je suis à l’écoute en cas de contraintes personnelles sans pour autant être indiscret.

Ma porte leur est toujours ouverte, signe que l’équipe est ma priorité.

3. Veiller à leur montée en compétences

A défaut de transmettre un savoir-faire, créer des conditions favorables au développement des compétences.

Je me bats pour obtenir des formations. Je renforce la veille : abonnements papier et numérique, participation à des événements et à des salons. J’encourage le partage de connaissances au sein de l’équipe.

4. Respecter chacun en tant que personne et en tant que professionnel

J’apprends à comprendre et à accepter leurs manières de travailler, leur caractère. Certains sont très expansifs et parlent volontiers de leur vie personnelle, d’autres préfèrent la discrétion.

Leur parler vrai tout en soignant les formes, avoir le courage de leur dire quand le boulot est mal fait… ou plutôt qu’il y a une marge de progression.

5. Valoriser l’équipe.

On pense naturellement aux revalorisations salariales. Je suis très transparent sur le sujet. L’équipe sait que j’ai un pouvoir de recommandation et non de décision, et que les arbitrages sont faits au niveau au-dessus. Elle sait aussi que je vais argumenter et défendre le bout de gras, et que je recommencerai inlassablement en cas d’échec.

Il existe bien sûr d’autres leviers pour valoriser le travail et l’engagement : des félicitations publiques, un mail de remerciement, un petit-déj improvisé, un resto…

L’engagement appelle l’engagement

Soyons honnête, je n’aurais probablement eu le même engagement si j’avais été dans une situation différente. Dos au mur, j’ai joué plus ou moins consciemment le seul atout dont je disposais.

Ma conclusion est simple : l’engagement crée l’engagement. Les membres de l’équipe sont solidaires, toujours prêts à s’entre-aider. Si la situation l’exige, ils resteront plus tard pour finir un boulot.

Acquérir des savoirs et des savoir-faire peut en grande partie s’externaliser. L’engagement ne se délègue pas.

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Ce que veulent les utilisateurs n’a pas d’importance #UXhttp://www.choblab.com/web-design/ce-que-veulent-les-utilisateurs-na-pas-dimportance-ux-11868.html http://www.choblab.com/web-design/ce-que-veulent-les-utilisateurs-na-pas-dimportance-ux-11868.html#respond Tue, 10 Jan 2017 11:26:26 +0000 http://www.choblab.com/?p=11868 Ce que veulent les utilisateurs n’a pas d’importance #UX

La vraie question n’est pas de savoir ce que veulent les utilisateurs mais de savoir pourquoi. Vous engagez un projet de création ou de refonte d’un site Internet ou d’une application mobile. Une bonne agence digitale vous dira de placer vos utilisateurs au coeur de la démarche. Elle aura raison. Reste à savoir comment vous […]

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Ce que veulent les utilisateurs n’a pas d’importance #UX

La vraie question n’est pas de savoir ce que veulent les utilisateurs mais de savoir pourquoi.

Vous engagez un projet de création ou de refonte d’un site Internet ou d’une application mobile. Une bonne agence digitale vous dira de placer vos utilisateurs au coeur de la démarche. Elle aura raison. Reste à savoir comment vous allez construire le portrait de vos cibles.

Oubliez les sondages et les focus groups

Comme beaucoup, j’ai fait l’amère expérience du sondage inutile. On affiche un questionnaire en page d’accueil pendant 2-3 semaines. On croit gagner du temps et on a fait semblant de s’intéresser aux utilisateurs.

Sur le papier, cela semble une bonne idée. On va poser des questions précises et les réponses nous permettront de définir les bonnes orientations. Sauf que la dimension psychologique et sociale va fausser les résultats.

  • Les personnes interrogées donnent des réponses socialement acceptables.
  • Elles veulent apparaître rationnelles même si ou même quand elles ne le sont pas.
  • Elles diront en toute bonne foi que dans telle situation, elles feraient comme ci ou comme ça. En réalité, elles n’en savent rien.
  • Elles disent inconsciemment ce qu’on attend d’elles.

Les focus groups et les sondages répondent aux besoins des vendeurs, pas des utilisateurs.

Walmart a perdu près de 2 milliards de dollars. Non, pas quelques centaines de milliers. Deux. milliards.

Ils avaient demandé aux gens : voudriez-vous des allées moins encombrées ?
Les gens ont répondu : oh oui, bonne idée.
Les marketeux se sont dit : si les gens veulent ça, c’est que c’est bien.

Résultat, ils ont dépensé de l’argent pour désencombrer les allées et les gens ont moins acheté.

En réalité, ils ont juste demandé une approbation sans observer le comportement réel de leurs clients.

La plupart des gens n’ont pas idée de leurs besoins réels

Je suis en télétravail un jour par semaine. Je dois donc faire l’aller-retour chaque semaine avec mon PC portable sous le bras dans les transports. C’est lourd. En plus, il commence à dater et d’autres qui sont arrivés après moi dans la boite en ont des plus récents. C’est pô juste. Je demande donc un PC plus léger.

Si le service informatique est malin, il va vérifier que mon souhait correspond réellement à mon besoin. Ils me répondront alors :

Si vous voulez. Nous vous alertons que les nouveaux PC ont des écrans de 11 pouces au lieu de 17, qu’ils n’ont ni lecteur DVD, ni clavier numérique…

Évidemment, je préfère garder du confort d’utilisation que de gagner 1 ou 2 kgs…

Conclusion : ce que je dis vouloir n’est pas ce que je veux vraiment.

Et donc, comment faire pour identifier les besoins réels des utilisateurs sans leur poser de questions ? J’y reviendrai un de ces jours…

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2017, Choblab évoluehttp://www.choblab.com/woops/2017-choblab-evolue-11949.html http://www.choblab.com/woops/2017-choblab-evolue-11949.html#comments Tue, 03 Jan 2017 12:55:56 +0000 http://www.choblab.com/?p=11949 2017, Choblab évolue

Le blog va fêter ses huit ans cette année. Il y a déjà eu quelques évolutions, la dernière remontant à trois ans. Le brief en trois points Simplifier l’identité visuelle de Choblab Je ne crois pas aux ruptures totales en matière de charte graphique. J’ai besoin de conserver quelques éléments fondamentaux comme le logo et […]

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2017, Choblab évolue

Le blog va fêter ses huit ans cette année. Il y a déjà eu quelques évolutions, la dernière remontant à trois ans.

Le brief en trois points

Simplifier l’identité visuelle de Choblab

Je ne crois pas aux ruptures totales en matière de charte graphique. J’ai besoin de conserver quelques éléments fondamentaux comme le logo et la baseline. En revanche, je compte simplifier et harmoniser la gamme de couleurs.

Focus sur le contenu

Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la refonte précédente. Une seule colonne, pas de distraction inutile.

Respecter les fondamentaux du SEO et l’accessibilité

  • Optimiser encore le temps de chargement des pages avec un thème simple et léger.
  • Passer au https pour suivre les recommandations de Google et Automattic (« maison-mère » de WordPress).
  • Des typos lisibles et des liens qui se distinguent clairement.

La recommandation

Je triche un peu sur les bonnes pratiques puisque je suis à la fois client et agence ! Je ne vous le cache pas, j’ai une idée précise de ce que je veux. Mais j’ai besoin d’être challengé et accompagné.

Comme il y a trois ans, c’est Thibaut Parent qui va m’aider, preuve en est que les amitiés virtuelles peuvent durer. Il est très pris sur d’autres projets et je ne manque pas de boulot de mon côté. Nous allons donc prendre quelques semaines pour mener à bien ce projet. Et vous savez quoi ? vous serez les premiers avertis :-)

Voilà, ce sera donc un grand pas pour moi et un petit pas pour l’humanité.

HNY !

A propos d’humains, je vous souhaite une très belle année 2017. Qu’elle soit placée sous le double signe de l’humour et de l’amour, qui aident à supporter le reste.

Bises

Crédits

Setyo Ari Wibowo, Noun Project

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Les graphistes et web designers à éviterhttp://www.choblab.com/web-design/les-graphistes-et-web-designers-a-eviter-11859.html http://www.choblab.com/web-design/les-graphistes-et-web-designers-a-eviter-11859.html#comments Tue, 13 Dec 2016 12:28:28 +0000 http://www.choblab.com/?p=11859 Les graphistes et web designers à éviter

Les clients sont critiqués pour leur absence totale de connaissances en matière de design. S’il y a des clients à éviter, il en va de même avec certains designers, qu’ils sévissent pour le web ou pour le print. Voici donc une galerie de web designers ou de graphistes que vous gagnerez à ne pas recruter […]

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Les graphistes et web designers à éviter

Les clients sont critiqués pour leur absence totale de connaissances en matière de design. S’il y a des clients à éviter, il en va de même avec certains designers, qu’ils sévissent pour le web ou pour le print.

Voici donc une galerie de web designers ou de graphistes que vous gagnerez à ne pas recruter (et à ne pas devenir !).

Le designer perfectionniste

Éternel insatisfait, il mangera toutes les deadlines dans sa quête du pixel parfait. Il hésitera longtemps entre deux nuances de gris. Il pèsera délicatement le pour et le contre entre du #aaaaaa et du #aaaaab. Chaque argument en la faveur du premier appellera immanquablement un contre-argument qui justifierait le second.

Le designer artiste

Il attend l’inspiration divine pour produire une œuvre qui soit à la hauteur de ses ambitions. Il cherche avant tout à satisfaire son exigence plutôt que de répondre aux besoins. Artiste raté, designer par défaut, il méprise à la fois son client et la cible, forcément vulgaire.

Le designer copieur

Son talent consiste à s’approprier les réalisations des autres. Plutôt que de s’embarrasser à suivre une méthodologie inutilement complexe, il arrête ses recherches au benchmark. Ctrl+C et Ctrl+V sont ses combinaisons clavier favorites.

Le designer obtus

Il ne comprend pas qu’il peut lui arriver de faire fausse route. Même s’il se retrouve dans une impasse, il continue à avancer, fermant les yeux quand le mur se rapproche. Incapable de penser « out of the box », il reproduit ad libitum les mêmes schémas.

Le designer susceptible

Il interprète comme une attaque personnelle la moindre critique, même si elle est constructive. Lui rappeler la zone de protection autour d’un logo équivaut à mettre en doute la vertu de sa maman. Le gars qui regarde une mêlée au rubgy en imaginant qu’on se dispute à cause de lui.

Le designer a minima

Il redonne au mot médiocrité son sens étymologique. Jamais vraiment investi, il va au plus facile. Plus que le talent, c’est l’envie et l’ambition qui lui font défaut. Sa paresse intellectuelle et créative rencontre parfois celle de ses clients, avec lesquels il noue alors une relation de confiance.

Le designer précoce

Il travaille vite… trop vite. Il n’a pas le temps de comprendre la problématique et se borne à faire du plus ou moins joli. Le Lucky Luke du design produit plus vite que son ombre. Proche du designer a minima, il s’en distingue par ses capacités limitées. C’est le dernier recours. On va le voir à reculons quand les délais irréalistes sont un appel à la nullité.

Le designer glandeur

Oubliez vos délais, c’est le roi de la procrastination. L’expression « gestion de projet » contient deux mots inconnus. Jamais avare de bonnes excuses, son motto est « bientôt ».

Le designer solo

Les mots équipe et collaboration n’ont pas de sens pour lui. Seul dans sa tour d’ivoire, il méprise l’avis de ses clients comme celui de ses pairs. La réciproque est vraie.

Le designer imposteur

Il possède au moins une des caractéristiques ci-dessus.

Lire aussi

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Transformation digitale, la grande imposturehttp://www.choblab.com/woops/transformation-digitale-la-grande-imposture-11834.html http://www.choblab.com/woops/transformation-digitale-la-grande-imposture-11834.html#respond Tue, 06 Dec 2016 11:16:49 +0000 http://www.choblab.com/?p=11834 Transformation digitale, la grande imposture

La transformation digitale est intrinsèquement liée à des moyens. Faute d’être porteuse de sens, elle ne fédère ni les collaborateurs, ni les parties prenantes, ni les clients. Transformation digitale mon amour L’expression est sur toutes les lèvres. Les entreprises souhaitent afficher un vernis de modernité. Les boites de conseil profitent d’un bon filon pour vendre […]

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Transformation digitale, la grande imposture

La transformation digitale est intrinsèquement liée à des moyens. Faute d’être porteuse de sens, elle ne fédère ni les collaborateurs, ni les parties prenantes, ni les clients.

Transformation digitale mon amour

L’expression est sur toutes les lèvres. Les entreprises souhaitent afficher un vernis de modernité. Les boites de conseil profitent d’un bon filon pour vendre des prestations longue durée à forte marge. Tout le monde est content et a l’impression d’avancer.

Au début était la mini-supercherie des RSE

Le phénomène est similaire à celui des réseaux sociaux d’entreprise.

Vous allez gagner en productivité et en transversalité ! Les gens vont mieux travailler et mieux communiquer !

La dialectique est bien rodée : on martèle les avantages sans jamais donner de preuves. On va au comment sans trop s’appesantir sur le pourquoi, certains risqueraient de poser les questions qui fâchent.

L’éclatement de la bulle RSE

Puis les études ont montré que les RSE n’avaient pas les résultats escomptés. Les échecs se sont succédés malgré des gros paquets d’accompagnement au changement. Quelques RSE subsistent sous perfusion. Beaucoup sont décédés en toute discrétion. On compte de rares exceptions où le RSE était la solution à un problème bien identifié. Ils font toujours le bonheur des collaborateurs.

La construction d’un nouveau mythe

Les arguments sans fondement finissent par se dissoudre. Alors il a fallu viser plus haut et construire un mythe si gros que personne ne le verrait. L’aubaine s’est présentée sous forme de licornes. On a analysé la réussite de Uber ou Airbnb. Leur succès s’expliquerait par l’intégration totale du digital. On a construit ensuite la sémantique de la peur autour de mots anxiogènes comme disruptif ou rupture.

La transformation digitale ou la vie !

Et c’est parti ! Se digitaliser ou mourir, tel est le non-choix porté par le discours ambiant. Les hérauts de la dictature digitale sont prêts à plaquer leur credo sur n’importe quel business model. On digitalise d’abord, on réfléchit ensuite. En réalité, bien peu expliquent ce que revêt cette fameuse transformation digitale. On parlera de méthodes innovantes. On expliquera qu’il faut changer les mentalités. On dira encore qu’il faut accompagner le changement. On affirmera qu’il faut recruter des pros.

La vraie transformation est ailleurs

La transformation digitale est un sous-concept. Il est l’un des pendants opérationnels d’une transformation plus globale dont la finalité est l’expérience client. Attention, la transformation digitale est un axe majeur : la sous-estimer serait aussi dangereux que d’en faire une fin en soi. Elle doit rester au service d’une ambition plus large.

On a beaucoup glosé sur Uber. Oui, le digital est parfaitement intégré. Non, cela ne suffit pas. Si vous avez une ou deux mauvaises expériences avec des chauffeurs Uber, la meilleure application du monde ne vous fera pas revenir.

La quête de sens

On en revient alors au projet d’entreprise, celui qui doit fédérer les équipes autour d’une ambition partagée. Je lisais récemment au détour d’un article sur le blog de Chaïkana que Jungheinrich France avait baptisé son projet « 100 % Client ». Vous noterez le singulier et la majuscule à Client : des signes qui traduisent le respect et le caractère unique du client.

A une époque où toutes les parties prenantes d’une organisation exigent du sens et de l’authenticité, cet intitulé simple peut être partagé par tous, en interne comme en externe. En revanche, la transformation digitale n’a pas de quoi enthousiasmer vos collaborateurs comme vos clients (même au sens non marchand du terme).

Conclusion

Quel slogan afficheriez-vous à la fois dans les bureaux et les magasins de votre organisation ? 100 % digital ou 100 % client ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire aussi

La transformation « digitale » est une erreur, par Grégory Pouy.

Pour une vision à la fois stratégique et concrète de la transformation numérique, le rapport de McKinsey de 2014 reste une référence.

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Sites web : les pop-ups nuisent à votre marque #UXhttp://www.choblab.com/marketing-internet/sites-web-les-pop-ups-nuisent-a-votre-marque-ux-11797.html http://www.choblab.com/marketing-internet/sites-web-les-pop-ups-nuisent-a-votre-marque-ux-11797.html#respond Tue, 29 Nov 2016 13:56:45 +0000 http://www.choblab.com/?p=11797 Sites web : les pop-ups nuisent à votre marque #UX

Les pop-ups à l’ouverture d’un site web pourrissent l’expérience utilisateur et font fuir les visiteurs. Comment obtenir les résultats souhaités avec des techniques moins agressives et plus efficaces ? LA BRUTE Imaginez-vous la scène suivante. On vous a parlé d’un bon resto et vous vous pointez un beau jour pour le découvrir. Vous êtes devant la […]

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Sites web : les pop-ups nuisent à votre marque #UX

Les pop-ups à l’ouverture d’un site web pourrissent l’expérience utilisateur et font fuir les visiteurs. Comment obtenir les résultats souhaités avec des techniques moins agressives et plus efficaces ?

LA BRUTE

Imaginez-vous la scène suivante. On vous a parlé d’un bon resto et vous vous pointez un beau jour pour le découvrir. Vous êtes devant la porte et là, un gugusse vient vous hurler au visage :

TU VEUX BIEN AIMER MA PAGE FACEBOOK ?

ou

INSCRIS-TOI A MA NEWSLETTER POUR RECEVOIR LES ACTUS ET LES PROMOS !

Ben non, mon gars. Je n’ai même pas envie d’aller goûter ta cuisine et je vais plutôt faire un tour au resto d’en face pour t’apprendre le savoir-vivre.

La pop-up agressive à l’ouverture d’un site produit le même effet. Si vous allez sur le site de l’Elysée, une pop-up vous suggère d’aimer la page Facebook. Je sais bien que son pensionnaire est en manque d’amour mais quand même.

Pour accéder à son contenu, le site web vous impose de fermer cet pop-up intrusive et en aucun cas informative. Pourquoi ériger une barrière entre le visiteur et un contenu qu’on se donne tant de peine à produire et à mettre à jour ?

Même des blogs de qualité que je lis et apprécie se prêtent à ce jeu ridicule. Le ptidigital vous fait même subir la double peine. La pop-up vous propose également de liker la page Facebook mais y ajoute la promotion pour sa newsletter.

La coupe est pleine avec le lien sournois « Non merci » qui se substitue au bouton Fermer, comme si cette intrusion donnait envie d’être poli.

LE BON

Finalement, vous avez été dans le resto d’en face. Vous vous êtes régalés, l’addition n’était pas trop salée. Vous commencez même à vous dire que vous pourriez y retourner. Et là, vous savez quoi ? C’est vous qui demandez la carte de visite.

L’alternative aux pop-ups est simple : une expérience utilisateur de qualité + des liens facilement accessibles vers votre page Facebook ou votre newsletter.

Quelques call-to-actions bien placés pourront également stimuler le visiteur.

LE TRUAND

Le resto d’en face pourrait adopter une tactique plus volontariste et ajouter une carte de visite avec l’addition. Associer les deux se discute. Le sommet de l’expérience culinaire n’est pas censé se situer au niveau de l’addition…

Si les pop-ups sont dans votre ADN, réservez-les pour le moment opportun. Il est maintenant assez facile d’associer des actions aux comportements des utilisateurs. Si un visiteur a consulté plusieurs fois votre site, la pop-up quand il quitte le site se défend. La pop-up garde un caractère aggressif, mais sera moins mal vécue.

Conclusion

Testez, évaluez, affinez. Et recommencez :-)

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Communiqué de presse : comment rédiger un titre courthttp://www.choblab.com/marketing-internet/communique-de-presse-comment-rediger-un-titre-court-11784.html http://www.choblab.com/marketing-internet/communique-de-presse-comment-rediger-un-titre-court-11784.html#respond Thu, 17 Nov 2016 10:48:09 +0000 http://www.choblab.com/?p=11784 Communiqué de presse : comment rédiger un titre court

Ecrire des titres en moins de 70 caractères répond à un objectif de visibilité tant pour les emailings que pour Google. Un enjeu de visibilité et de lisibilité En tant que blogueur, je reçois de nombreux communiqués de presse. Dans mon job, j’observe les pratiques de mes collègues en charge des relations presse. Dans les […]

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Communiqué de presse : comment rédiger un titre court

Ecrire des titres en moins de 70 caractères répond à un objectif de visibilité tant pour les emailings que pour Google.

Un enjeu de visibilité et de lisibilité

En tant que blogueur, je reçois de nombreux communiqués de presse. Dans mon job, j’observe les pratiques de mes collègues en charge des relations presse. Dans les deux cas, je suis étonné du manque de pragmatisme de ces professionnels. Ils balancent souvent des communiqués dont le titre flirte avec les 150 caractères.

  • Un titre de communiqué trop long risque d’apparaître tronqué dans certaines messageries, surtout les messageries professionnelles comme Outlook par exemple. C’est encore plus vrai si le journaliste lit votre message depuis son smartphone.
  • Un CP tient souvent lieu d’actualité. Le titre long sera également coupé dans les résultats de recherche de Google.

Un titre inférieur à 70 caractères, c’est impossible !

Quand je discute avec des professionnels des RP, j’obtiens souvent la même réponse. J’essaie d’argumenter en faveur d’une meilleure articulation entre le titre et le chapô, mais certaines habitudes ont la vie dure.

On a tellement de choses à dire dans un titre !

La preuve par l’exemple

J’ai repris quelques titres de CP issus de sites web d’organisations de toutes tailles. Pour chacun, un | marque la césure des 70 caractères. En dessous, je propose d’abord une courte analyse puis une alternative plus courte.

  • ENGIE propose une électricité 100 % verte pour tous les nouveaux contr|ats particuliers et professionnels en France
    => le titre est trop précis (particuliers et professionnels en France) et trop rédigé (propose)
    Engie : une électricité 100 % verte pour tous les nouveaux contrats
  • Pour accompagner sa transformation digitale, la Redoute engage une vag|ue de recrutements
    => L’information principale (le recrutement) est en fin de phrase et donc potentiellement masqué.
    La Redoute recrute pour accompagner sa transformation digitale
  • Laleh Majlessi de l’Institut Pasteur reçoit le 11e Prix Georges, Jacqu|es et Elias Canetti, pour ses travaux sur la tuberculose
    => L’intitulé du prix est trop long pour pouvoir figurer dans le titre, il faut le réserver pour le chapô.
    Laleh Majlessi primée pour ses travaux sur la tuberculose
  • Windows 10 : la CNIL met publiquement en demeure MICROSOFT CORPORATION | de se conformer, dans un délai de trois mois, à la loi Informatique et Libertés
    => l’enjeu est moindre puisque le principal message est lisible.
    Windows 10 : 3 mois pour se conformer à la loi Informatique et Libertés
  • Le Sénat adopte à l’unanimité la réforme du cursus conduisant au diplô|me national de master
    => Là encore, l’objet du CP (le master) est relégué en fin de phrase.
    Diplôme de master : le Sénat adopte la réforme du cursus
  • DGOS/AGENCE DE LA BIOMEDECINE : GREFFE D’ORGANES : UN OUTIL D’IMAGERIE | REND POSSIBLE A DISTANCE L’EVALUATION DES PRELEVEMENTS
    => on connaît le sujet mais pas en quoi il est intéressant. Je vous ai déjà dit tout le mal que je pensais des titres en majuscules ?
    Greffe d’organes : l’imagerie pour évaluer à distance les prélèvements
  • Octobre : Meilleurtaux.com poursuit sa diversification et acquiert MerciHenri.com
    => C’est plus discutable ici. Pour un journaliste, je pense que l’objet de l’acquisition est plus important que la stratégie dans laquelle elle s’inscrit.
    Meilleurtaux.com acquiert MerciHenri.com et poursuit sa diversification

Les bons, les mauvais et les faux bons

Si on s’essaie à un benchmark sur la rédaction des communiqués de presse, on trouve un peu de tout.

Les bons exemples

Ces deux organisations optent, sauf exception, pour des titres courts et explicites.

Les faux bons exemples

Etre court ne suffit pas, un titre est surtout porteur de sens. Attention, je suis un brin malhonnête en choisissant un contre-exemple dans une liste de CP plutôt de bonne facture.

Le vrai mauvais exemple

Les CP de l’Office de Tourisme sont en ligne, ne nous préoccupons de faciliter leur visibilité ou de leur lisibilité ! Remarquez en deuxième ligne le nom du fichier qu’on ne s’embarrasse  même pas à rendre intelligible.

Une bonne ressource pour vous aider

TextMechanic est un outil en ligne pour visualiser en temps réel le nombre de caractères d’un titre ou d’un texte.

A vous de jouer… en moins de 70 caractères.

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Un site gratuit pour créer des faux statuts Twitter ou des tchats Facebookhttp://www.choblab.com/web-20/un-site-gratuit-pour-creer-des-faux-statuts-twitter-ou-des-tchats-facebook-11820.html http://www.choblab.com/web-20/un-site-gratuit-pour-creer-des-faux-statuts-twitter-ou-des-tchats-facebook-11820.html#comments Thu, 10 Nov 2016 13:20:03 +0000 http://www.choblab.com/?p=11820 Un site gratuit pour créer des faux statuts Twitter ou des tchats Facebook

Les amateurs de détournements vont adorer ce générateur de faux posts et tchats Facebook et de faux tweets et DM Twitter. Galau.me offre la possibilité de générer un faux post Facebook un faux tchat Facebook un faux tweet un faux DM sur Twitter et bientôt de faux messages iPhone de fausses conversations Whatsapp de faux […]

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Un site gratuit pour créer des faux statuts Twitter ou des tchats Facebook

Les amateurs de détournements vont adorer ce générateur de faux posts et tchats Facebook et de faux tweets et DM Twitter.

Galau.me offre la possibilité de générer

  • un faux post Facebook
  • un faux tchat Facebook
  • un faux tweet
  • un faux DM sur Twitter

et bientôt

  • de faux messages iPhone
  • de fausses conversations Whatsapp
  • de faux posts Instagram

Comment ça marche ?

Le résultat

Un autre essai avec Facebook

J’aime

  • L’illusion est parfaite… pour peu que le scenario soit crédible !
  • La simplicité d’usage et la gratuité
  • Les différentes options de partage vous facilitent la vie si vous ne voulez pas perdre de temps à télécharger l’image pour l’uploader ensuite : lien, BBCode, HTML + les partages sur Facebook, Twitter, Google ou Pinterest

J’aime moins

Sauf erreur de ma part, je n’ai pas vu comment revenir en arrière. Vous avez donc intérêt à écrire le scenario complet avec les jours et les heures. Sinon, à la moindre coquille, vous n’aurez plus qu’à tout recommencer !

A vous de jouer avec Galau.me

 

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Votre site web est-il crédible ?http://www.choblab.com/marketing-internet/votre-site-web-est-il-credible-11765.html http://www.choblab.com/marketing-internet/votre-site-web-est-il-credible-11765.html#comments Tue, 08 Nov 2016 10:03:53 +0000 http://www.choblab.com/?p=11765 Votre site web est-il crédible ?

La crédibilité de votre site Internet est tout sauf anodine. Faute de confiance, vos visiteurs ne communiqueront pas d’informations personnelles, n’achèteront pas vos produits et ne reviendront pas sur votre site. Je sais, ça fait peur. Je vous propose donc d’évaluer la crédibilité de votre site avec une série de questions, réparties en 8 thématiques. […]

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Votre site web est-il crédible ?

La crédibilité de votre site Internet est tout sauf anodine. Faute de confiance, vos visiteurs ne communiqueront pas d’informations personnelles, n’achèteront pas vos produits et ne reviendront pas sur votre site. Je sais, ça fait peur.

Je vous propose donc d’évaluer la crédibilité de votre site avec une série de questions, réparties en 8 thématiques. Je ne vous ferai pas l’injure de vous donner une note en fonction de vos réponses. Il s’agit plus de points d’attention pour que vous puissiez trouver des axes d’amélioration.

On y va ?

8 caractéristiques d’un site Internet crédible

1. Le professionnalisme

  • Le design : le premier coup d’oeil ramène-t-il le visiteur au siècle dernier ?
  • Les visuels : évitez-vous les visuels standardisés des banques d’images ?
  • Le style : utilisez-vous un langage simple, sans fautes ni coquilles ?
  • L’ergonomie : votre site est-il facile à utiliser, intuitif ?
  • Les technologies : votre site est-il responsive ? avez-vous banni le Flash ?

2. Les preuves et la réassurance

  • Les témoignages : sont-ils crédibles (nom, prénom, fonction, société, voire contact) ?
  • Les articles : proposez-vous une revue de presse (off- et on-line) des articles qui parlent de vous ?
  • Les avis utilisateurs : sont-ils honnêtes ou modérés uniquement à votre avantage ?
  • Les clients : la liste est-elle représentative de votre positionnement ?
  • Preuves sociales : proposez-vous des liens vers les médias sociaux qui permettent de vérifier l’information ?
  • Autres : affichez-vous les prix que vous avez reçus, des certificats… ?

3. L’expertise

  • Comprend-on du premier coup d’œil ce que vous proposez ?
  • Le blog : vos articles sont-ils auto-centrés ou apportent-ils un éclairage intéressant sur votre secteur d’activité / votre métier ?
  • Les études de cas : exposent-elles la problématique avant de montrer votre valeur ajoutée et le bénéfice pour le client ?

4. La personnalité

  • A propos : la page est-elle personnalisée et non interchangeable avec celle d’un concurrent ?
  • La réalité de votre existence : proposez-vous une adresse physique, un numéro de téléphone, un email plutôt qu’un simple formulaire ?
  • Visuels : affichez-vous des photos du management, des équipes, des locaux ?

5. L’activité

  • Actualisation : les informations sont-elles à jour ?
  • Nouveautés : votre site donne-t-il les signes d’une activité récente et régulière ?

6. L’absence d’erreurs

  • Le chargement des pages est-il rapide ?
  • Les liens brisés : vérifiez-vous régulièrement le bon fonctionnement des liens ?
  • La page 404 est-elle personnalisée ?
  • Les formulaires  sont-ils courts et faciles à compléter ? les demandes d’informations personnelles sont-elles justifiées et conformes à la loi ?
  • Les agressions visuelles : avez-vous banni les popups ? les bannières ? faites-vous un usage modéré de la publicité ?

7. La transparence

  • Les tarifs : sont-ils clairement affichés ?
  • Les données personnelles : leur usage est-il clairement expliqué ?
  • L’éthique : évitez-vous l’abonnement implicite à des emailings ou newsletters ?

8. La visibilité

  • Moteurs de recherche : que dit Google de vous ? les résultats sur votre nom ou votre marque sont-ils conformes à l’image que vous voulez donner ?
  • Avez-vous soigné les balises Title et Description de votre page ?
  • Des sites de qualité font-ils des liens vers votre site web ?

La version à emporter

Il ne reste plus qu’à passer à l’action. Go !

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De la qualité du langage digital… au design du langagehttp://www.choblab.com/marketing-internet/de-la-qualite-du-langage-digital-au-design-du-langage-11744.html http://www.choblab.com/marketing-internet/de-la-qualite-du-langage-digital-au-design-du-langage-11744.html#respond Tue, 25 Oct 2016 08:23:50 +0000 http://www.choblab.com/?p=11744 De la qualité du langage digital… au design du langage

On n’a jamais autant lu, parlé et écrit. Pourtant, le concept de design du langage n’existe pas. Faites une recherche Google pour vérifier. Le néant, hein ? Associer design et langage devrait s’imposer à tous les professionnels de la communication et du marketing. J’ai assisté récemment à la restitution du premier Baromètre de mesure de la qualité […]

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De la qualité du langage digital… au design du langage

On n’a jamais autant lu, parlé et écrit. Pourtant, le concept de design du langage n’existe pas. Faites une recherche Google pour vérifier. Le néant, hein ? Associer design et langage devrait s’imposer à tous les professionnels de la communication et du marketing.

J’ai assisté récemment à la restitution du premier Baromètre de mesure de la qualité du langage digital. Il a été réalisé par l’Institut de la qualité de l’expression et les élèves de l’ECS Paris. 7 marques étaient passées au crible : Bouygues, Guerlain, Maif, Médecins du Monde, McDonald’s, Jules, Ville de Marseille. C’est la brillantissime Jeanne Bordeau qui assurait la présentation. Aller la voir au moins une fois dans votre vie. J’ai eu l’impression de revenir sur les bancs de la Sorbonne où émergeaient quelques profs passionnés et passionnants.

Comment évaluer la qualité du langage digital

Jeanne Bordeau propose 10 critères, déposés à l’INPI et que je ne peux donc pas publier ici. Pour la petite histoire, sachez que Médecins du monde remporte une palme d’or méritée. Le point que je livre à votre réflexion résume d’ailleurs les prestations de l’Institut de la qualité d’expression :

Il s’agit pour une marque de trouver sa signature sémantique, c’est-à-dire le langage unique qui correspond à une organisation.

Toutes les marques disposent d’une charte graphique, mais combien ont élaboré une charte sémantique ?

Typographie et SEO, les grands oubliés

Au moins deux points mériteraient d’être creusés.

La typographie

A aucun moment la typographie n’a été évoquée lors de la présentation. Pourtant, la typo est LE vecteur principal du langage écrit. Par exemple, Jules joue sur le registre de la proximité et de la gaieté. Le langage presque parlé et le ton sont cohérents avec la posture.

Sur l’intégralité des copies écran présentées (site web, publicités), le texte était en majuscules. L’impression autoritaire dégagée par les caps est en totale contradiction avec une marque qui se veut complice et chaleureuse. Bien entendu, l’usage à outrance des majuscules ne suffit pas à faire échouer la marque. Mais la typographie pourrait renforcer et donner encore plus de cohérence au message.

La couleur, la taille, la hiérarchie, le contraste et autres caractéristiques typographiques ont un impact évident sur le message. Pour ceux qui ne sont pas convaincus par l’association étroite de la typographie (donc du design) et du langage, voici

  1. une copie écran d’un paragraphe de texte (issu de Gouvernement.fr)
  2. le même texte après quelques variations typographiques : taille, interligne, couleur…

Version originale

Version modifiée

Le SEO

Ce point a été soulevé par une participante. Jeanne Bordeau s’en prend à juste titre à l’uniformisation et au caractère impersonnel des contenus, parfois interchangeables d’une marque à l’autre. Mais une marque peut-elle prendre le parti d’utiliser une expression sachant qu’elle risque de la priver de visiteurs ?

Prenons l’exemple d’un cabinet de conseil en ressources humaines. Si on fait une estimation grossière via Google Fight, l’expression « bilan de compétences » a davantage de visibilité que « bilan de carrière ». Ces deux prestations sont proches mais différentes. Ce cabinet qui vend des bilans de carrière peut-il se passer d’utiliser l’expression « bilan de compétences », beaucoup plus recherchée et qui offre donc un potentiel commercial plus important ?

Le design du langage reste à inventer

L’approche développée par Jeanne Bordeau donne des bases très solides au design du langage. Il manque encore la prise en compte de certains éléments pour une approche totale. J’ai encore du mal à croire que le concept en soit encore à ses balbutiements. J’espère que d’autres se pencheront sur le sujet et feront avancer la réflexion.

Lire ici : Ecrire pour le web : être lisible, lu et compris #UX

Lire ailleurs :

Le langage, « parent pauvre » de la communication d’entreprise ?

Communication & conversation digitale : Appauvrissement du langage ou opportunité à saisir ?

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