L’AACC Interactive (la branche interactive de l’Association des Agences-Conseils en Communication) vient de publier un Petit guide de collaboration avec une agence interactive, que j’intègre en bas de ce billet. Le coeur gonflé de l’espoir fou de ne plus devoir réinventer mes briefs ou mes cahiers des charges, je le dévore… mais reste vraiment sur ma faim (c’est une litote).

Petit guide… pour ne pas dire minuscule ?

Attention, la lecture de ce billet pourrait être plus longue que celle du guide, que je vous présente par le menu :

  • une page pour la couv’ : jolie comme les filles de mon pays
  • une page d’intro pour annoncer un guide simple et concret : je suis rassuré…
  • une page 1 pour expliquer qu’il y a plusieurs types d’agences (généralistes et spécialisées) : et moi pauvre annonceur qui pensait qu’elles faisaient toutes la même chose, voilà donc pourquoi il en existe plusieurs !
  • une page 2 pour promouvoir les incontournables de l’AACCI : non, je ne m’impatiente pas, je reste zen.
  • une page 3 pour décrire les principes de rémunération : si un annonceur a déjà vu passer un devis respectant cette base, qu’il se fasse connaître de toute urgence…
  • deux pages 4 et 5 pour évoquer les champs d’expertise, par exemple le mobile, Média interactif associant personnalisation ultime (1 personne, 1 mobile) avec interaction totale (push, pull) en situation de mobilité : je comprends mieux, il suffisait d’expliquer.
  • une page 6 pour énoncer les 7 points pour optimiser sa consultation :
    1. Une pré-sélection d’environ 3 agences identifiées
    2. Un brief de qualité, et validé par les décisionnaires
    3. Des délais suffisants pour répondre correctement au brief
    4. Une évaluation à partir de critères objectifs définis au préalable (voir grille)
    5. Un budget clairement défini dès le brief
    6. Une indemnisation systématique évaluée au regard de la taille du budget
    7. Toutes les agences participantes doivent pouvoir présenter leur travail en présence des décisionnaires

Dont acte, sauf pour l’indemnisation parce que tout ce qui a un caractère systématique me semble rarement justifié.

  • une page 7 sur la consultation et la grille d’évaluation : les critères sont pertinents mais comme souvent la méthodologie (précision des livrables, répartition des tâches et des rôles, réalisme du planning et de la charge) est passée sous silence : c’est bon pour les SSII. Pour ceux que ça intéresse…
  • une page 8 sans titre pour affirmer 2-3 principes fondamentaux :
    • Le brief doit être écrit et validé par le décideur : déjà évoqué 2 pages avant, mais les annonceurs sont un peu durs à la comprenette.
    • Il privilégie les informations synthétiques, en phase avec le problème posé ou l’action envisagée (vs la quantité d’infos) : on prend exemple sur ce guide je suppose ?
    • Il est présenté et commenté oralement à l’agence qui peut dès lors approfondir et poser les questions : soit, mais c’est rarement réaliste en termes de planning.
  • Une page 9 Mini Guide du brief : et oui, un mini-guide dans le petit guide ! Je vous promets un micro-guide pour la prochaine édition.
  • Une page avec la liste des agences membres de l’AACCI, dont certaines que j’apprécie et qu’il est douloureux de voir associées à ça.

Il est de bon ton dans les agences de se moquer plus ou moins gentiment des annonceurs (qui les font vivre) pour leurs questions débiles ou leurs exigences loufoques. Continuez à donner des leçons, et surtout ne vous remettez pas en question…

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Lire aussi (billets réservés aux annonceurs)

Rédiger un brief créatif de qualité

Stratégie médias sociaux : cahier des charges pour choisir son agence

Le top 30 des agences interactives françaises

Et la série (qui date un peu) sur le sujet refonte