Ce titre est celui d’un workshop auquel Parisien, à l’occasion de la sortie de leur appli iPad, conviait quelques blogueurs, twittos et journalistes. Arrivé tard et parti tôt, je ne me suis rendu compte qu’après coup que j’ai respiré quelques dizaines de minutes le même air que des stars de la blogo comme Nicolas ou Erwann ! Je n’ai toujours pas dessaoulé… Revenons à nos moutons et à ce qui a retenu mon attention.

L’ultra proximité pourrait se définir comme un mix de personnalisation et de géolocalisation. L’internaute choisit les informations auxquelles il veut accéder en fonction de la zone géographique qu’il détermine : région, département, ville, arrondissement, quartier…

La stratégie de la longue traîne

Finalement, en multipliant les pages locales au plus près de ses lecteurs, Le Parisien reprend à son compte la longue traîne : toutes ces audiences consolidées lui valent une place dans le top5 de la presse en ligne. Pourtant, Le Parisien revendique aussi une vocation généraliste et ne néglige pas l’information internationale. Un paradoxe que Gilles Klein résume en un joli néologisme : glocal (global ET local).

Quand la presse écrite devient un média audiovisuel

Un des aspects les plus étonnants de cette présentation concerne les chiffres des vidéos présentes sur le site :

  • 2 à 2,5 millions de vidéos vues par mois
  • une production originale de 6000 vidéos

La conviction du rédac’chef du Parisien est que l’image, fixe ou animée, est la porte d’entrée de l’information. On en veut pour preuve la page d’accueil de l’appli iPad, qui se présente comme un mur d’images.

Concernant les vidéos, Le Parisien pourrait s’interroger sur la lourdeur du code embed mis à disposition sur leur site web, environ 8 fois plus long que celui du Monde…

La mutation culturelle

Parmi les personnes présentes, l’excellente @klaragora (oui, je l’ai vue en vrai !) a posé une question judicieuse sur les changements culturels et économiques induits par la révolution numérique. Sur le business model, Le Parisien a toujours pour enjeu de monétiser son information et de trouver des abonnés. En plus de la publicité, les partenariats et les services complémentaires et eux aussi géolocalisés (rencontres, immobilier, emploi) sont les principales sources de revenu.

En termes de pratiques journalistiques, le web impose davantage de flexibilité, avec des arbitrages éditoriaux permanents et en quasi temps réel. Le temps réel a un autre effet : l’information étant connue plus rapidement, la valeur ajoutée de la presse consiste alors à choisir des angles, à proposer des analyses ou de l’investigation. La question de la charte sur les médias sociaux pour les journalistes a été un peu éludée. Dommage, il aurait été intéressant de connaître la position du Parisien sur le sujet. A noter que la plupart des journalistes sont plurimédias, sans démarcation des rédactions papier ou web comme cela peut exister ailleurs.

La vidéo pour en savoir plus, qui me permet de tester la plateforme ebuzzing (lors de mon 1er test, je n’avais pas communiqué mes coordonnées bancaires, donc pas touché mes 2 € de gains, couillon que je suis…)

 


Post blogum : merci à Salah Ben Chaouacha de son invitation : pro, sympathique et disponible, il honore sa profession.