Oxelo se définit comme une marque de sports urbains et fabrique des rollers, skates, trottinettes, patins à glace. Créée en 2007, cette chtite entreprise lilloise a déjà réussi à se faire un nom et à émerger sur un marché très concurrentiel. Oxelo m’ayant fourni quelques insights sur leur dispositif digital, il m’a semblé intéressant de l’évoquer sur ce blog.  

Facebook : le coeur de la stratégie digitale

La page officielle compte 14 641 J’aime. Le mur est très actif… et Oxelo aussi. On trouve un Oxelo Store plutôt sympa qui présente les différentes gammes de produits (avec un lien vers les pages Décathlon correspondantes). L’objectif d’Oxelo est à terme de vendre directement via Facebook. Oxelo TV affiche la dernière vidéo réalisée et devrait s’orienter vers du conseil aux fans. Les produits s’y prêtant bien, les vidéos et les photos contribuent à animer le mur, tout comme des jeux-concours pour lancer des nouveaux produits.

Cette page Marque est complétée par deux pages produits : les pages Oxelo trottinette freestyle et Oxelo Skate Skateboard affichent respectivement 2 692 et 3 702 J’aime.

Pour le recrutement, Oxelo a travaillé sur des Facebook ads ciblés.

Les statistiques indiquent une évolution à la fois quali et quanti. Si les J’aime sont passés de 3 000 en janvier 2011 à plus de 13 000 fin juin, on note surtout une croissance des utilisateurs actifs. Sur la même période, la page est passée de

  • 950 à 3 445 utilisateurs actifs par jour
  • 1 732 à 7 324 utilisateurs actifs par semaine
  • 2 728 à 16 012 utilisateurs actifs par mois

Le reste du dispositif digital

  • Des 2 chaînes vidéos mises en place, YouTube semble avoir pris le pas sur Vimeo en termes d’activité.
  • Le blog relaie des infos sur la marque mais ouvre sa ligne éditoriale au monde de la glisse en général, au street art… L’absence de commentaires confirme que les pages Facebook sont vraiment le lieu de la relation avec la communauté.

  • Le fil Twitter affiche 232 Abonnements, 224 Abonnés : on sent que ce n’est pas une priorité… pour le moment. Selon Oxelo, il aurait pour vocation à devenir davantage un SAV qu’un simple relais de Facebook.
  • Le site est… en construction. En réalité, il devrait servir de table d’orientation vers les autres médias sociaux.

L’avis du Choblab

Oxelo mise beaucoup sur le digital dans son développement, puisque 50 % de ses investissements publicitaires concernent le web. La stratégie articulée autour de Facebook est très cohérente par rapport à la cible Jeunes Urbains.

On sent quelques tâtonnements sur le reste du dispositif. Je m’interroge ainsi sur la pertinence de la chaîne Vimeo, qui a peu de valeur ajoutée. Pour le compte Twitter, je pense que ça mérite un test mais Oxelo manque un peu d’engagement. La marque gagnerait peut-être à y cibler des relais d’influence (geeks, journalistes) plutôt que des clients.

Un autre point d’amélioration : élargir les contenus partagés, pour l’instant plutôt concentrés sur la marque et ses produits. Enfin, le social gaming et les applis mobiles s’imposent comme une évidence pour prolonger l’expérience de la marque. C’est évidemment plus facile à écrire qu’à faire… En définitive, je retiens surtout une marque qui essaie, qui ose et qui affine sa stratégie au fil de l’eau. Un empirisme qui a ses vertus, mais il reste probablement à préciser davantage les objectifs de chaque média et leur complémentarité.

Nota bene : je remercie les équipes d’Oxelo, en particulier leur community manager Pauline Duhayon, pour les échanges et la mise à disposition d’information sinon confidentielles, du moins non publiques. Je précise ce billet n’est pas sponsorisé et qu’il ne fait l’objet d’aucune contrepartie. L’enrichissement reste purement intellectuel ! Si d’autres marques veulent se prêter au jeu, je suis partant…